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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:09

PREVENTION de l'I. RENALE à l'IODE
NEJM july, 20, 2000 ; JAMA feb,05,2003

 

Hyperhydratation  : Serum physiologique 1ml/kg/heure ds les 12 heures précédant et suivant l'examen concerné

N-Acétylcystéine : MucomystR 600mg 2 fois par jour, la veille et le jour de ce même examen

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Urologie-Néphrologie
12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 21:13

VERTIGES
Dr. T. Fierobe le 13 mars 2007, source ANAES

Illusion de mouvement, qui se manifeste par une impression de rotation ou de pseudo-ébriété, il s'accompagne souvent de signe neuro-végétatifs mais le patient reste conscient au cours de la crise.

ACCUEIL : le degré d'invalidité doit faire installer le patient soit en médecine, soit en déchocage ou même directement dans un lit porte (si possible sans fenètre) pour le prémunir du bruit et de la lumière, et prendre les constantes, puis :
            - Pose voie veineuse periphérique
            - Bilan biologique : NFS, ionogramme, fonction rénale, glycémie
            - ECG

L'EVALUATION MEDICALE : évalue le retentissement du vertige qui peut être important en fonction du terrain et de la cause et de la durée d'évolution (déshydratation, tr. de la conscience par le score de glasgow, anxiété..).
    L'interrogatoire, l'examen en crise avec otoscopie et la recherche de signe neurologique permettent de distinguer les "vrais" des "faux" vertiges, et parmi les vrais :
        - les vertiges centraux en présence de signes neurologiques
        - les vertiges associés à une pathologie de l'oreille moyenne
        - les vertiges isolés ou associés à des signes cochléaires

    Les "faux" vertiges : le "vertige" étant un motif fréquent de consultation. Il faut rester vigilant et ne pas passer à côté d'affections cardiovasculaires, neurologiques, métaboliques, iatrogènes, psychiatriques... Ainsi, toujours faire :
            - ECG
            - Bilan biologique
et rechercher :
            - les ATCD et les prises médicamenteuses
            - l'illusion de mouvement
            - la notion de crise antérieure

    Le vertige "vrai" : lorsqu'il est confirmé doit faire rechercher en crise
            - le mode d'apparition (brutal ou progressif)
            - des signes auditifs : acouphènes, hyoacousie
            - Chirurgie, traumatisme ou infection otologiques
            - des tr. visuels et autres signes neurologiques
            - le nystagmus qui objective l'atteinte vestibulaire
            - une pathologie de l'oreille moyenne (otoscopie)

Les vertiges en condensé

 

 Fréq.
%

 Type
Autres
signes

Nystagmus

 Ex.
compl.

Quand et où 
hospitaliser

Traiter 

VPPB

 26-34

 Isolé
Positionnel
Manoeuvre
de Dix et H.

vers l'oreille
la plus basse
en 2-20 sec
stop en 50 sec
fatigabilité 

selon
invalidité 

Tanganil
IV puis os
Manoeuvres

NV

 6-9 

 Isolé
Spontané
Sévère
Prolongé

 Evident
Permanent

Epreuve
calorique
et...
 
TDM,
IRM
si doute

UHCD
selon
invalidité
Médecine si diagnostic
incertain

 Tanganil
Serc
au début
Rééducation

MM

7-9

 > 2 crises
spontanées
> 20 min.
Acouphènes
Hypoacousie

Evident

 Cs ORL
PevA
et...
 
TDM,
IRM
si doute

UHCD 
selon
invalidité.
Médecine si diagnostic
incertain

Tanganil
Serc
Rééducation peu utile 

VI

 6-20

> 2 crises
spontanées
> 20 min. 

 Evident

 Méfiance et
surveillance ORL

Anti-
vertigineux 

VC

 8-19 

 Spontané
Signes
neurologiques

 Sans latence, ni adaptation, ni fatigabilité

Adaptés 

Médecine 

 Etiologique

Att.OM

20-39 

Spontané
Atteinte oreille moyenne 

Cs ORL
+/- TDM 

UHCD
selon invalidité 

Etiologique

LES VERTIGES "ISOLES" : parfois avec signes cochléaires
    Vertige positionnel paroxystique bénin : vertige intense lors des changements de position de la tête, dans des conditions stéréotypées pour un même patient, sans signe cochléaire.
    Le diagnostic repose sur la mise en évidence du nystagmus par la manoeuvre de Dix et Hallpike (faire passer le sujet de la position assise tête droite, vers la position allongée tête tournée vers un côté) donnant des caractéristiques de nystagmus différentes selon son origine :

Caractéristiques

VPPB

Central

Latence

2 à 20 sec.

0

Adaptation

disparait en 50 sec.

persiste

Fatigabilité

disparait lors de la répétition

persiste

Vertige

toujours ++

0

Sens

vers l'oreille la plus basse

variable

Fréquence

fréquent
(26 à 34% des vertiges

rare

    Si la manoeuvre confirme le VPPB, aucune investigation complémentaire n'est nécessaire. Le traitement repose sur un antivertigineux (débuter Tanganil IV aux urgences), en attendant  que soit réaliser les manoeuvres thérapeutiques ou de rééducation.

    Névrite vestibulaire : son diagnostic se pose sur 2 critères
        - Vertige spontané, sévère et prolongé avec nystagmus évident
        - Absence de signe neurologique, d'acouphène
Il faut le confirmer par la réalisation d'une épreuve calorique : hypo- voire inexcitabilité vestibulaire unilatérale.

Il faut cependant se méfier d'un AVC du cervelet, surtout si le patient a des facteurs de risque vasculaires, et si :
        - caractère modéré du vertige comparé à ....
        - l'importance du déséquilibre
        - apparition d'autres signes neurologiques

L'hospitalisation est nécessaire si le handicap est important ou si le diagnostic n'est par certain. Le lever et la rééducation tous les jours doivent être précoces. Les antivertigineux ne sont à utiliser qu'à la phase Ä car par la suite s'opposeraient à la l'évolution spontanéement favorable par compensation vestibulaire centrale.

    Maladie de Ménière : 4 critères diagnostiques
        - au moins 2 épisode de vertiges paroxystiques spontanés
        - durée habituelle = qqes heures (> 20 min jusqu'à qqes jours)
        - avec acouphènes ou sensation de plénitude de l'oreille
        - hypoacousie unilatérale démontrée au moins une fois

Elle ne pourra donc être qu'évoquée aux urgences. Sa confirmation ne sera faite que par l'ORL et la réalisation de potentiels évoqués auditifs, parfois d'une IRM ou d'un scanner. En effet, il faut se méfier de ne pas négliger une tumeur de l'angle ponto-cerebelleux.
Il n'y a cependant pas d'urgence et ce sont durée et la tolérance qui rendent éventuellement l'hospitalisation nécessaire, en UHCD dans un premier temps puis en médecine pour les cas les plus réistants. Mettre en route le traitement antivertigineux par voir veineuse initialement.

    Le "vertige itératif" : regroupe les vertiges, non positionnels, ayant des tableaux ménièriformes, sans acouphène ni hypoacousie. C'est un diagnostic d'attente et il faut être vigilant quant à l'apparition de nouveaux signes, de nouvelles crises....
    Il faut demander un traitement antivertigineux et demander une consultation ORL

AUTRES VERTIGES :
    Vertiges avec signes neurologiques : Bilan neurologique et hospitalisation sont nécessaires, en adaptant les examens aux pathologies recherchées (SEP, processus expansif de la fosse postérieure, accident ischémique vertébro-basilaire..). Les antivertigineux n'ont aucune efficacité.

    Vertiges avec pathologie de l'orille moyenne : le diagnostic repose sur l'examen otologique et parfois un scanner en précisant si on recherche une pathologie traumatique, infectieuse, post opératoire, une malformation.

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Neurologie
11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 22:50

MEDICAMENTS DERIVES du SANG
INFORMATION SYSTEMATIQUE  du PATIENT avant TRAITEMENT

LISTE DES MEDICAMENTS CONCERNES :

    Fractions coagulantes
        - Facteur VIII anti-hémophilique A
           - Facteur IX anti-hémophilique B
           - Facteur Willebrand
           - Fibrinogène
           - Complexe prothrombinique (PPSB)
           - Facteur XIII
           - Facteur VII
    Facteurs produits par génie génétique
           -
Facteur VII
           - Facteur VIII
           - Facteur IX
           - Facteur Willebrand
    Immunoglobulines humaines
           -
Immunoglobulines intraveineuses polyvalentes
           - Immunoglobulines spécifiques IV : anti-D, anti-HBs
           - Immunoglobulines spécifiques IM : anti-HBs, anti-tétaniques, anti-rabiques.
    Albumine
           -
Albumine humaine à 4 % iso-oncotique
           - Albumine humaine à 20 %.
    Colle biologique à base de fibrinogène

INFORMATION :

Madame, Monsieur,

Votre situation rend nécessaire l'utilisation d'un  médicament dérivé du sang. C'est un produit fabriqué à partir de sang ou de plasma humain. Il n'est autorisé à ^étre utilisé chez les malades qu'après évaluation de sa qualité, de sa sécurité et de son efficacité. Il peut entraîner des effets indésirables dont il ne faut pas hésiter à communiquer à votre médecin.

La sécurité est assurée par 3 mesures :

  • - Sélection des donneurs de sang
  • - Tests de dépistage sur chaque don de sang
  • - Utilisation pour la fabrication de procédés validés d'élimination et d'inactivation des virus, ainsi que de contrôles intervenant aux différents stades de la fabrication.

Les virus du SIDA, et des hépatites B et C, sont éliminés et/ou désactivés en cours de fabrication. En revanche, le virus de l'hépatite A peut être partiellement résistant au processus de préparation de certains médicaments comme les facteurs de coagulation. Il est recommandé de vacciner, contre l'hépatite A, les malades devant recevoir régulièrement des facteurs de coagulation.

Par ailleurs, dans le monde, aucun cas de maladie de Creutzfeld-Jakob n'est actuellement attribuable aux médicaments dérivés du sang.

Un système de traçabilité permet de suivre ces médicaments de chaque don jusqu'à chaque malade, et de remonter du malade vers les dons qui l'ont concerné. Les pharmaciens qui délivrent ces médicaments sont tenus de conserver les noms des malades ayant reçu chacun des lots.

En outre, l'agence du médicament peut prendre des mesures de rappels des médicaments dérivés du sang, c'est à dire suspendre leur utilisation et faire rappeler par le fabricant les stocks disponibles en pharmacie, dans les services hospitaliers ainsi que chez les malades qui en détiennent.

Si vous vous d'autres questions, nous sommes là pour vous répondre.

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Conseils-recommandations
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 01:10

RECOMMANDATIONS suite à un TRAUMATISME du POIGNET
Projet

Madame, Monsieur,

Vous avez été examiné aux urgences à la suite d'un traumatisme du poignet. Il n'a pas été constaté de fracture sur les 1ères radiographies pratiquées et il s'agit probablement d'une simple entorse. Une immobilisation vous a été posée si les douleurs et l'impotence sont importantes.

Si les symptômes persistent ou s'aggravent, notamment douleurs et hématome, n'hésitez par reconsulter au cours des 8 ou 10 jours prochain, dans un service d'urgence ou en consultation d'orthopédie.

En effet, certaines fractures peuvent n'apparaître aux radiographies qu'après un certain délai et il est alors parfois nécessaire de les refaire. Parfois, d'autres examens complémentaires plus spécialisés peuvent s'avérer utile.

En cas de doute, vous pouvez toujours nous téléphoner au 01.46.74.37.28.
Notre service reste à votre disposition 24h/24.

Bon courage.

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Conseils-recommandations
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 00:28

Set de POSE de KT SUS-PUBIEN

  • - 1 Brosse stérile
  • - 1 rasoir
  • - 1 champs troué 45 x 45 stérile 
  • - 1 flacon de Xylocaïne à 1% non adrénaliné 
  • - 1 seringue de 10 cc. 
  • - 1 aiguille pompeuse et 1 aiguille IM verte
  • - 1 lame de bistouri
  • - 1 Kit de pose type Cystolix* 
  • - 1 poche de drainage de 2 litres 
  • - 1 1 fil n° 1 Mersutures
  • - Compresses stériles 
  • - Hypafix
  • - Bétadine dermique ou biseptine 
  • - 1 paire de gants stériles, bavette et charlotte

Le set est à reconstituer après chaque utilisation

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Sets
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 00:02

Set de POSE de DRAIN THORACIQUE

  • - 1 casaque stérile
  • - 1 masque
  • - 1 charlotte
  • - 1 brosse stérile
  • - 1 plateau stérile à rajouter au moment de la pose
  • - 1 champ stérile fenètré 75 x 90
  • - 1 champ stérile de table 90 x 100
  • - 1 pleurocath ou 1 drain thoracique 
  • - 1 fil Mersuture n°1
  • - 1 flacon de Xylocaïne 1%
  • - 1 seringue de 10 cc
  • - 1 aiguille pompeuse et 1 verte
  • - 1 flacon d'eau stérile
  • - 1 unité de drainage thoracique
  • - Hypafix, compresses stériles
  • - Bétadine ou biseptine
  • - Lame de bistouri

Le set est à reconstituer après chaque utilisation

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Sets
8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 11:34

SCORE A.S.E (Antécédents, Symptômes, Examen)
Score de prédictif d'embolie pulmonaire

On dit que la probabilité clinique est :
                           - faible (probabilité < 9%) si A.S.E. <  8
                           - forte (probabilité > 79%) si A.S.E. > ou = à 8

Facteur prédictif

SCORE

ANTECEDENTS

Age > ou = à 60 ans

1

 Traitement oestroprogestatif ou période du post partum

1

ATCD personnels de TVP

2

Maladie néoplasique évolutive ou récente

2

Hémipléhie ou paraplégie

2

Immobilisation d'un MI de plus de 48 heures

2

Chirurgie récente depuis moins de 2 mois

2

 SYMPTOMES

 Douleur ou oppression thoracique

 1

Dyspnée 

 1

 Malaise, syncope ou angoisse majeure

 1

 EXAMEN

Tachycardie > 90 bpm. et fièvre < 38°C

2

FR > ou = 20/min.

2

 Présence de signe(s) de TVP

3

Hypoxie < 80 mmHg sans ATCD d'I. respiratoire chronique

2

Signe ECG évocateur d'EP

1

Hypercapnie > 42 mmHg sans ATCD d'I. respiratoire chronique

-5

 RP évocatrice d'un autre diagnostic

-5

ECG évocateur d'un autre diagnostic

-2

Fièvre > ou = à 39°C

-2

Il est possible d'aller en faire le calcul direct en cochant les cases après avoir ciquer sur ce lien

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Scores
8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 00:50

RECOMMANDATIONS en cas de PHLEBITE
Projet

Madame, Monsieur,

Vous avez consulté aux urgences et le diagnostic de phlébite a été confirmé. En l'absence de signe de gravité, de complication ou de facteur de risque, votre hospitalisation n'est pas nécessaire.

Le traitement repose sur des injections sous-cutanées quotidiennes et la prise orale dès le premier jour d'un anticoagulant de la classe des antivitamine K (AVK). Son efficacité se mesure par des dosages sanguins répétés, le premier se faisant 3 jours après le début du traitement. Dosages des TP et INR seront ainsi répétés tous les 2 jours et la dose d'AVK sera ajustée par votre médecin, jusqu'à obtenir un taux efficace et stable sur 2 dosages successifs. Les injections pourront alors être arrêtées (Pas avant ! Il y aura donc au moins 5 jours de chevauchement avec prise d'AVK et injections ).
Les AVK sont à poursuivre pendant une durée variable de 3 mois à plus d'un an. Votre médecin traitant appréciera cette durée en fonction de votre risque de récidive.
Vous aurez un écho-doppler de contrôle au 10ème jour de traitement.

Ces médicaments  ont leurs  risques propres, aussi devez-vous :

  • - Vous interdire toute auto-médication
  • - Prévenir votre médecin traitant, appeler le 15 ou notre service en cas de vomissements hémorragiques, d'urines rouges, de selles noires et malodorantes ou rouges, de saignement dentaires importants
  • - Arrêter les activités professionnelles et les sports à risques.

De la même façon, la phlébite a ses propres risques ; il faut reconsulter rapidement en cas de signe évocateur d'embolie pulmonaire :
    - Douleur thoracique
    - Apparition d'une toux
    - Gène respiratoire

Il faut cependant vous lever et marcher dès le 1er jour. En outre, en position assise ou allongée, il vous faut surélever le membre inférieur pour éviter la stase veineuse (mettre une cale de 5 cm sous les pieds du lit ; poser la jambe sur une autre chaise en position assise). Et, vous devez penser à mettre tous les jours les bas ou collants de contention qui vous ont été prescrits.

Bon courage.

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Conseils-recommandations
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 18:56

THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE (TVP)
(Dr. T. Fierobe le 06/03/2007)

Il importe de toujours y penser : elle est fréquente, son diagnostic est difficile et le risque majeur est l'embolie pulmonaire

DIAGNOSTIC DIFFICILE :
    la CLINIQUE : est très inconstante. Oedème unilatéral, douleurs spontanées ou à la mise en tension (Homans), induration, augmentation de la chaleur locale et erythème, fébricule. 4 formes cliniques typiques mais rares :
        - Phégmatia alba dolens : oedème blanc douloureux
        - Phlegmatia coerulea dolens : oedème massif avec cyanose et ischémie
        - EP révélatrice (10%)
        - une phlébite superficielle est associée à une TVP ds 40 % des cas

    FACTEURS DE RISQUES

  • - GENERAUX : âge, immobilisation, grossesse, chirurgie < 4 sem., voyage en avion ou voiture > 4h.
  • - MEDICAUX : cancer, sepsis, ATCD (TVP, IdM, AVC, I.C.), colite ulcérative, syndrôme néphrotique, hyperviscosité
  • - TRAUMATISMES : polytrauma ; TC et rachis ; Brulures ; Fract. MI.
  • - VASCULARITES : Behcet, LED, Ac antiphospholipides, hyperhomocystéinémie
  • - HEMATOLOGIQUES : Thrombocytoses, Déficit en ATIII, protéines C et  S ; et d'autres... à rechercher si non connus.
  • - TOXIQUES : oestogènes, toxicomanie IV, thrombopénie à l'héparine

    LES SCORES de PROBABILITE : de Hamilton et de Wells modifié.

    DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL : Erysipèle, cellulite, lymphangite, hématome, lymphoedème, varices, thrombophlébite superficielle ; thrombophlébite septique ; Tendinite, arthrite, traumatisme ; compression extrinsèque ; oedème d'autre cause

EXAMENS PARACLINIQUES :
    BIOLOGIE : NFS, plaquettes, CRP, Iono Urée et créat., hémostase et DDimères..... et prélever systématiquement ATIII, protéine C et S, et résistance à la Protéine C activée

    Pister l'EP : ECG, RP, GdS, voire angioscanner thoracique au moindre doute

    ECHO-DOPPLER VEINEUX : des membres suspects à faire dans les 4 heures si CI aux anticoagulants, sinon dans les 24 heures  après injection de la première dose d'Hbpm.
    Un doppler de contrôle est à faire après 10 jours de traitement.

STRATEGIE :
   DDIMERES élevés > 0,5 : faire écho-doppler dès que possible. Injection d'anticoagulant (si pas de CI) en attendant.

   DDIMERES bas < 0,5 : un écho-doppler n'est fait que si la probabilité clinique est forte. Pas d'anticoagulant.

TRAITEMENT :
    Héparinothérapie :

  • - Héparine (HNF) : bolus 70 ui/kg puis 500 ui/kg/24 h.IVSE à adapter pour avoir un ration TCA entre 1,5 et 3. Doser les plaquettes à J0, J5 puis 2 fois par semaine.
  • - HBPM : 200 u.aXa/kg/24h. SC en l'absence de CI (grossesse, IR sévère, obésité, sujets âgés). Doser plaquettes 2 fois par semaine, et activité antXa  seulement chez patients âgés et insuffisants rénaux (souhaitée entre 0,5 et 1 u/ml)

    Le relai AVK est entrepris entre J1 et J3 : chevaucher AVK et héparine pendant 5 jours, et arrêt de cette dernière quand INR stable pdt au moins 2 jours consécutifs.
    Les AVK sont poursuivis +/- longtemps en fonction du risque thrombo-embolique : 3-6 mois si faible ; > 6 mois si modéré ; > 1 an si élevé.

    AUTRES :
        - Thrombolyse en réa : si extension du thrombus à la VCI ou si phlegmatia coerulea
        - Filtre cave : récidive sous anticoagulant ou si ceux ci sont CI
        - Contention veineuse : recommandée 2 ans après une TVP

DECISION DE SORTIE : elle ne peut être prise qu'en l'absence de signe de gravité et de comorbidité si :
    - la fiche de recommandation est remise et expliquée au patient
    - le médecin référent en est informé
    - absence d'Insuffisance rénale
    - faible risque de saignement
    - probable bon déroulement du traitement
    - suivi médical et biologique possible
    - recours possible à l'environnement en cas de complication

    Ordonnance 1 :
        - Collant ou bas de contention
        - AVK à débuter à J1
        - HBPM en 1 ou 2 injections par jour

DCI

Daltéparine

Nadroparine

Enoxaparine

Tinzaparine

 Nom

 Fragmine

 Fraxiparine

 Fraxodi

Lovenox 

 Innohep

Dose 

100
ui/kg

 85
ui/kg

171
ui/kg

100
ui/kg 

175
ui/kg 

Nb. inj. 

 2

 1

1 

Intervalle de coût selon poids (euros)

 12,59
à
16,7

15,03
à
20,32 

 15,09
à
18,64

14,71
à
21,81 

12,52
à
19,09

    Ordonnance 2 (bio) :
        - TP, INR à la 72ème heure.
        - Plaquettes 2 fois / sem. en cours d'HBPM

    Ordonnance 3 : injection S/C d'HBPM par infirmière à domicile

    Arrêt de travail : durée minimum de 7 jours

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Cardio-vasculaire
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 11:31

REALISATION d'une PONCTION LOMBAIRE
Syndrôme méningé              Hémoragie méningée              Méningite

En l'absence d'urgence, récupérer résultats des plaquettes et hémostase. Egalement si possible, poser un patch d'Emla 45 min. avant ponction

CHARIOT de SOINS :
    - Gants stériles pour le médecin
    - Champs stérile troué
    - Compresses stériles, Bétadine dermique, eau stérile, Hypafix.
    - Gants non stérile pour l'IDE (qui reçoit les tubes)
    - 7 tubes à bouchon rouge (à ECBU)
    - Aiguilles à PL (de Whitaker, c'est à dire à bout non bizeauté)
    - Boite à aiguille ; poubelle

L'INSTALLATION du PATIENT : nécessite 3 personnes (aide soignant, IDE, médecin). 2 type d'installation sont possibles sur un patient préalablement perfusé avec serum physiologique garde veine :

  • - Assis, avec oreiller dans les bras, dos rond, soutenu par AS ; IDE et médecin derrière le patient.
  • - Couché, en chien de fusil avec oreiller dans les bras, dos rond, maintenu par AS ; IDE et médecin derrière le patient
  • - Prévenir le laboratoire juste avant le prélèvement ++++

PRELEVEMENT : Après repérage, désinfection pose champ stérile, piquer avec la petite aiguille (servie avec l'aiguille à PL) que l'on enfonce jusqu'à la garde entre 2 épineuses. Introduire l'aiguille à PL dans la petite aiguille ainsi positionnée jusqu'à atteindre le LCR.
Prélever au moins 5 gouttes par tube dans au moins 4 tubes à numéroter, accompagnés des bons les mieux renseignés possible.

N° tubes

Analyse

Recherches

1

Biochimie

 Glycorachie
Protéinorachie

2

Bactériologie

 Cytologie
Germes banaux

3

Bactériologie

BK

4

Anatomo-pathologie

Cellules
suspectes

5
si possible

Bactériologie 

Ensemencer
1 hémoc. aérobie
avec LCR 

6
except.

 Virologie

Interféron alpha
PCR

7
except.

Parasitologie 

systématique
si VIH

Après prélèvement, nouvelle désinfection et le médecin réalise  lui-même un pansement avec compresses stériles et Hypafix.

Puis allonger le patient à plat, avec une bonne hydratation IV

 Syndrôme méningé              Hémoragie méningée              Méningite

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Published by Dr Thierry FIEROBE - dans Techniques infirmières